Éducation, Formation et Jeunesse

Élections régionales20 et 27 juin 2021

Les lois de décentralisation ont confié un rôle majeur aux Conseils régionaux en matière d’éducation et de formation. La Région a pour mission, partagée avec l’État, d’élaborer le schéma des formations professionnelles, ainsi que l’insertion des jeunes en difficulté. Depuis 2018, elle a en charge l’orientation scolaire des jeunes. Or la régionalisation de certaines formations menace un principe fondamental du service public : l’égalité. Un même diplôme ne doit pas changer de contenu ni de valeur selon la région où il a été acquis.

Pour nous, le but de l’éducation, de la formation de la jeunesse ne se réduit pas à améliorer son « employabilité », comme on dit à Bruxelles, et l’orientation scolaire ne peut se contenter d’une gestion des cohortes afin de mettre un jeune dans la classe, la formation, la filière où il reste des places. Il faut un accompagnement éducatif pour élaborer, avec chaque jeune, le projet de formation dans lequel il pourra s’épanouir.

Le lycée général, professionnel ou technologique, les centres de formation, l’université doivent avant tout rester des lieux d’émancipation, où les jeunes peuvent se forger des outils pour comprendre un monde de plus en plus complexe. Ce sont des lieux où ils peuvent faire l’expérience de la coopération, de la solidarité et du partage car on n’apprend jamais tout seul mais avec les autres. Le contenu de la formation dispensée sera décisif pour l’avenir :

🔴 Un véritable service public ne doit pas se contenter de promouvoir un « développement durable » qui fait croire que l’on peut continuer le développement économique sans rien changer. Il doit permettre à chaque jeune de prendre conscience du bilan écologique des actes individuels et des décisions collectives à l’échelle de la commune, du territoire, du pays ou de la planète.

🔴 De même, il est urgent de promouvoir une éducation non sexiste visant à modifier les mentalités concernant les rôles féminins et masculins dans la société, pour arriver à une véritable égalité. Toutes les enquêtes montrent que plus leur formation initiale est poussée, mieux les jeunes peuvent rebondir dans leur vie professionnelle ultérieure. Ces dernières années, la politique de la Région a consisté à soutenir de plus en plus d’écoles et d’organismes de formation privés, de qualité très médiocre parfois, détournant ainsi des fonds publics de leur mission première : assurer un service public d’éducation et de formation de qualité pour tous. Nous voulons changer  cette situation.

1. L’éducation un enjeu de société

Rénover nos lycées !

Une fois à la tête de la Région Nouvelle-Aquitaine, nous lancerons un audit pour déterminer les besoins de restructuration, ou de réaménagement des lycées de la région. À l’issue de cet audit, un plan massif de rénovation sera programmé pour que nos lycéens puissent étudier dans des établissements convenables et suffisamment équipés.

Bon nombre des établissements sont des passoires thermiques et l’engagement de la Région pour réduire sa consommation d’énergie doit s’appliquer immédiatement à ses propres bâtiments. Elle en a les moyens étant donné que le budget prévisionnel pour les rénovations n’est pas employé à plus de 10 % ! Par ailleurs bon nombre d’établissements se plaignent d’un matériel pédagogique obsolète.

🔴 Après audit, nous engagerons un vaste plan de rénovation thermique et de restructuration des lycées de la Région.

🔴 Les lycées professionnels et technologiques publics seront équipés, dans leurs ateliers, d’un matériel moderne qui permettra de former les jeunes à des techniques destinées à évoluer.

Transports scolaires

Depuis la régionalisation des transports scolaires, de nombreux problèmes ont été soulevés par les enseignants et les parents d’élèves. En effet, la région Nouvelle Aquitaine a édicté de nouvelles règles qui ont des conséquences sur l’accès aux établissements, en particulier dans les zones rurales : obligation de domiciliation des élèves à plus de 3 km de l’établissement scolaire pour être ayant droit,  suppression de lignes de transport scolaire en dessous de 4 ayant-droits inscrits, non ramassage des élèves de maternelle si une commune ou un EPCI ne peut prendre en charge le financement pour moitié d’un accompagnateur dans chaque transport. Ces règles provoquent une augmentation de la durée du temps de transport et une augmentation des tarifs pour les familles.

🔴 Nous annulerons définitivement ce règlement qui impose des restrictions dommageables à la poursuite d’étude pour certains jeunes et place les familles modestes dans de grandes difficultés.

🔴 Nous décrétons que les transports scolaires comme tous les transports collectifs de la région (autocars régionaux ou TER) doivent être gratuits pour tous les jeunes de moins de 25 ans.

Carte des formations

La répartition des formations techniques et professionnelles dans les lycées de la Région est inégale. Il existe notamment des zones “blanches” dans lesquelles on ne dispose à 50 km à la ronde que de la filière STMG (tertiaire) parce qu’elle est la moins coûteuse à mettre sur pied. Même chose pour l’enseignement professionnel. Le phénomène s’aggrave avec les BTS qui sont pourtant un accès privilégié à l’enseignement supérieur pour les étudiants modestes car donnant une qualification au bout de deux ans.

Le phénomène se superpose souvent avec des inégalités sociales criantes. Il existe dans la région un arc de la pauvreté bien connu : Nord-Gironde, Libournais (33), Montpon-Ménestérol, Mussidan, le Bergeracois (24) et une partie du 47.

 Enfin la réforme des lycées en créant des options réparties de façon inégale sur le territoire a aggravé les différences entre les « bons » lycées où tout le monde veut aller, ceux qui ont une carte d’options diversifiée et les lycées qui n’offrent que peu d’options et dépérissent.

🔴 La gratuité des transports et l’annulation des règles (voir ci-dessus) permettront d’offrir un choix plus large à chaque lycéen.

🔴 L’offre d’internat doit être améliorée afin de permettre aux jeunes éloignés de l’établissement de leur choix de s’y rendre. Nous exigerons un renforcement de l’encadrement par l’Education Nationale pour favoriser l’intégration des élèves connaissant des situations difficiles.

Des moyens pour l’orientation !

C’est la Région qui doit assurer, depuis 2018, l’ “information sur les formations et les métiers”. La tentation est grande d’asservir cette mission aux besoins (à court terme) des entreprises de la région au lieu de partir des aspirations des jeunes pour les aider à construire leur projet. Mais pour cela, il faut davantage de personnel qualifié qui soit à la disposition des jeunes.

En cette période de confinement, on a vu de très nombreux jeunes décrocher scolairement. On a pu vérifier que décidément non, internet ne peut pas remplacer un enseignant et que le numérique, s’il peut aider dans certains cas, n’est pas la solution à tous les problèmes. Des mesures complémentaires d’accompagnement à la recherche de stages par exemple et une réflexion de fond sur le décrochage étudiant doivent être menées (cf avis du CESER mars 2021).

Encore moins que les années précédentes, on ne peut pas confier à la plateforme « Parcours sup » l’avenir de jeunes qui viennent de vivre deux années scolaires complètement bousculées par la pandémie.

🔴 La Région doit mettre sur pied, en lien avec les autorités académiques, des PSAD (Plateformes de Soutien et d’Appui aux Décrocheurs) pour aider les jeunes au raccrochage.

🔴 Elle doit recenser des lieux de stages pour les jeunes ainsi que des jobs d’été.

🔴 Elle doit appuyer les demandes des enseignants en création de postes pour mettre davantage de professionnels auprès des jeunes qui ont besoin d’une véritable attention.

Vie lycéenne

       Démocratie lycéenne

L’apprentissage du vivre ensemble et des règles de la démocratie doit se faire dès le lycée. Nous proposons que dans chaque établissement, une partie du budget de fonctionnement soit gérée, de façon participative, par les élèves eux-mêmes.

Par ailleurs nous assurerons la présence d’un représentant de la Région dans chaque  conseil d’administration des lycées, ce qui n’est pas fait aujourd’hui. Ce lien régulier nous permettra de soutenir et encourager les initiatives issus du terrain (pour l’écologie, l’insertion, …) et d’assurer une coordination régionale.

       Cantines

Nous nous donnons comme objectif d’assurer des repas 100% bio local dans les cantines des lycées, et un menu végétarien optionnel (voir texte agriculture) d’ici la fin du mandat. Cette mesure a pour but d’améliorer la nourriture des lycéens, de leur proposer une alternative aux pratiques alimentaires des fast-food à laquelle ils ont trop souvent recours. Elle sera aussi un levier pour la transformation de l’agriculture locale en offrant aux agriculteurs un débouché pérenne pour leurs productions.

       Des lycées sans Covid !

La Covid-19 n’est pas encore derrière nous et nos lycées doivent s’adapter pour pouvoir accueillir nos enfants dans de bonnes conditions et éviter la cacophonie de la fermeture/réouverture tous les mois. Pour rappel, plus de 3.000 classes ont été fermées en France, et des centaines dans notre région (tous établissements confondus).

🔴 La Région doit équiper les classes de purificateurs d’air.  

🔴 Elle doit fournir gratuitement des masques à tous les élèves qui en ont besoin

🔴 Il faut désormais construire des lycées avec beaucoup plus de salles que de classes afin que des dédoublements soient effectivement possibles.

       Des lycées sans précarité menstruelle

La précarité menstruelle concerne 1,7 millions de femmes en France. Chez nos pré-adultes, cette précarité est d’autant plus forte que les règles sont très souvent un tabou et sources de complexes. Cela, à tel point que 130.000 ratent régulièrement les cours à cause de cette précarité.

🔴 Nous proposerons aux jeunes femmes de tous les établissements gérés par la Région  des protections gratuites avec des distributeurs en libre accès dans tous les établissements.

DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC

       Résorber la précarité des travailleurs

La fonction publique territoriale subit actuellement la mise en œuvre de la loi de transformation de la fonction publique (FPT) qui remet en cause le statut des personnels. La réduction des dotations de l’État induit la baisse des recrutements ou le recrutement de personnels précaires.

Pourtant le développement de la FPT peut être un outil de développement économique, social et culturel et jouer un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire et la réduction des inégalités. Loin d’être une dette ou une charge, elle est un investissement dans l’avenir.

🔴 En faisant fonctionner de véritables cuisines dans les établissements, nous pouvons espérer revoir une alimentation de qualité dans les assiettes des lycéens, et créer des emplois.

🔴 Nous créerons un corps de personnels titulaires-remplaçants afin d’assurer le remplacement effectif des personnels en arrêt maladie.

       Améliorer la concertation

Outre la présence régulière d’un représentant du Conseil régional dans chaque Conseil d’administration, la coordination avec les établissements ne doit pas se résumer à un contact (parfois annuel) avec le chef d’établissement. D’autant que la loi 4D en préparation prévoit d’accroitre le pouvoir de ces derniers au détriment, à nos yeux, d’un fonctionnement démocratique.

🔴 Nous nous engageons à rencontrer régulièrement les équipes éducatives des établissements de la région.

Enseignement agricole

 Dans l’enseignement agricole, la part du privé atteint 70 % (notamment les MFR et les écoles confessionnelles). Les MFR sont souvent pilotées par des organismes prônant des conceptions rétrogrades de l’agriculture. Or la transformation des pratiques agricoles est un des gros enjeux de la bifurcation écologique que nous défendons (voir texte agriculture). Il faut au contraire développer l’enseignement agricole public sur l’idée de « produire autrement » :

  • Maintenir des petits centres de formation ruraux publics
  • Favoriser le développement des lycées publics d’enseignement agricole
  • Maintenir dans ces lycées des exploitations d’établissement et des ateliers technologiques.
  • Assurer une flotte de minibus régionaux suffisantes (avec chauffeurs), pour que ces établissements puissent organiser les visites d’exploitations indispensables.
  • Ne pas financer des formations privées là où le public est présent et refuser de financer les formations vétérinaires privées en particulier pour animaux domestiques.
  • Assurer des moyens pour l’équipement informatique et l’enseignement des langues

🔴 Il faut donc assurer au service public de formation professionnelle initiale les moyens d’un service de qualité en modernisant les dotations en matériel et équipements pédagogiques et en orientant résolument la formation vers la transition à l’agriculture biologique qui est la seule porteuse d’avenir.

2. Formation professionnelle

La loi Pénicaud « Liberté de choisir son Avenir professionnel » de 2018 a transféré l’organisation de l’apprentissage aux branches professionnelles. La formation professionnelle par apprentissage est devenue concurrentielle. De nombreux CFA ruraux risquent de disparaître, aggravant ainsi les déserts éducatifs. Or il est indispensable de réduire le nombre de jeunes sortant du système éducatif sans diplôme. Ce sont eux les premières victimes du chômage, et ce sont aussi eux qui ont le plus de mal à suivre des formations/reconversions ultérieures.

On a vu dans certaines branches se multiplier les officines privées depuis la parution de cette loi. La Région doit anticiper les demandes et proposer des formations publiques à la hauteur des enjeux.

🔴 Les nouvelles filières et les nécessités de la bifurcation écologique appellent de nouveaux métiers, par exemple ceux de la filière hydrogène.

🔴 La formation dans le paramédical doit être remise à plat : plus d’ouverture sociale, plus technique, partant davantage du besoin des patients.

🔴 Certaines formations initiales sont ultra-rares dans la région (boucherie, esthétique…). Environ un tiers des formations n’existent que sous forme d’apprentissage ce qui n’est pas normal car cet apprentissage n’a pas du tout la réussite qu’on lui prête, sauf aux niveaux de formation élevés (Bac+2).

🔴 La Région ne doit pas adapter son offre de formation à une demande des entreprises locales, souvent court-termiste. Elle doit construire de la façon la plus démocratique, c’est à dire en associant tous les partenaires sociaux, une vision à long terme des besoins en formation en privilégiant l’émancipation des jeunes.

🔴 Les centres qui assurent la formation continue des paysans et paysannes en activité – les CFPPA (centre de formation professionnelle et de promotion agricole) – sont des centres publics. Ils devraient, par nature, être entièrement voués à la transition écologique puisque c’est l’intérêt général. Ils n’ont pas à être mis en concurrence, à travers des appels d’offre, avec des officines privées.

3. Université

L’université ne relève pas directement de la Région mais son fonctionnement dépend pour une bonne part d’elle à travers l’orientation qui détermine le public des jeunes lycéens qui y entrent. Elle subit une attaque en règle de la part des gouvernements successifs depuis 2007 notamment : loi LRU (2007), loi Fioraso (2012), Parcours Sup (2017).

La loi de 2018 qui a confié l’orientation à la Région a pour conséquence, de provoquer une adaptation des jeunes à l’offre de formation qui est près d’eux. Avec des transports trop chers et sans solution d’hébergement bon marché, les jeunes de milieux modestes rognent sur leurs projets d’avenir et l’adaptent à la situation. Ils sont souvent assignés à telle ou telle formation sans avoir leur mot à dire. C’est inadmissible.

Par ailleurs la loi de programmation de la recherche (LPR) permet aux régions de financer des appels à projets. On constate en Nouvelle-Aquitaine qu’une logique totalement néolibérale préside au cahier des charges de ces appels à projets qui ont l’obligation d’autofinancement et donc de rendre les inscriptions aux colloques payantes par exemple.

🔴 La Région ne doit pas reproduire ces logiques néolibérales. Elle doit garantir aux chercheurs la liberté académique et des moyens de construire des projets qui ne soient pas prescrits.

🔴 Dans les petites universités de la Région, l’accès à la documentation (bibliothèques universitaires) doit être amélioré pour les étudiants.

🔴 La Région ne doit pas se contenter d’orienter les jeunes mais aussi se préoccuper de leur accueil dans les universités où le manque de personnel contribue à déshumaniser les relations. Elle doit intervenir auprès du Ministère pour exiger des postes.

🔴 Le Conseil régional a la possibilité de financer une chaire sur une ou plusieurs thématiques qui pourrait avoir mission d’intervention dans les lycées par exemple. Il peut aussi participer à la création de D.U. qui permettent de diffuser le savoir universitaire dans les milieux associatifs, militants.

4. Jeunesse

Jeunesse et insertion professionnelle

Nous devons impulser et soutenir les dynamiques de coopération entre acteurs économiques et acteurs de jeunesse. Mais l’insertion professionnelle ne doit pas se contenter de préparer les jeunes à subir un monde impitoyable. Elle doit leur donner une approche critique, des outils pour comprendre le fonctionnement des institutions  (Pôle emploi et Missions locales…), les aider à élaborer individuellement et collectivement des stratégies.

Nous soutiendrons les dispositifs associatifs d’accompagnement des jeunes à la création d’activités, le développement de tiers lieux et d’espaces de coworking. 

Jeunesse et mobilité

Les jeunes sont amenés à devenir rapidement mobiles et autonomes. Nous devons prendre en compte cette mobilité des jeunes et les changements fréquents de logements. Mais l’accès au logement a été rendu encore plus difficile par la réduction des APL et par l’absence de régulation du marché de l’immobilier (exemple à Bordeaux, le loyer peut atteindre 55 €/m2).

🔴 Il est nécessaire de faciliter l’accès des jeunes au logement autonome, par des aides financières pour les jeunes en formation professionnelle, en alternance, en service civique, en stage.

🔴 Il faut construire davantage de lieux d’hébergement pour les jeunes en mobilité (résidences Habitat Jeunes) quelles que soient leurs situations : apprentis, salariés, intérimaires, étudiants, demandeurs d’emploi, etc.

🔴 Tous les jeunes ne sont pas à égalité pour envisager leur changement de région, changement de formation. Il faut un dispositif de bourses régionales qui permette réellement aux jeunes sans ressources d’envisager ces changements.

Jeunesse et participation citoyenne

Nous devons associer les jeunes à l’élaboration des politiques publiques, et des projets, notamment dans les espaces de concertations institués et contribuer à l’émergence et à l’animation d’espaces collectifs de citoyenneté (participation à l’élaboration du projet et à son financement). 

Nous soutiendrons les épiceries et cafés sociaux et solidaires co-construits par les usagers eux-mêmes : pour les jeunes, par les jeunes. 

Il est de notre devoir d’encourager la parole des jeunes notamment par la création de conseils  régionaux des jeunes (voir thème Démocratie). 

Dans les Lycées et à l’université où ils sont organisés en associations et syndicats, la Région doit instaurer un dialogue direct avec leurs organisations.

Jeunesse et santé

La santé des jeunes est un véritable enjeu de société, il est difficile actuellement pour les jeunes d’accéder aux soins dont ils ont besoin : nous devons simplifier l’accès aux dispositifs de santé du point de vue tarifaire, comme du point de vue des horaires, de l’accessibilité.

Nous devons faciliter les échanges entre les acteurs jeunesse et santé sur les territoires via des contrats locaux de santé, des espaces de coordination des acteurs, pour adapter les modalités de prévention et de soins. 

La Région doit aussi se préoccuper de la lutte contre la détresse psychologique des étudiants qui a été révélée et aggravée par la pandémie.

Jeunesse et culture

L’accès à la culture ne doit pas être un luxe, la culture doit faire partie des besoins fondamentaux au même titre que la santé, l’emploi, la formation, etc. Il est nécessaire de simplifier l’accès aux dispositifs culturels du point de vue tarifaire, comme du point de vue des horaires, de l’accessibilité.

Parce que nos jeunes ont du talent, nous soutiendrons et subventionnerons les projets culturels des jeunes. 

Jeunesse connectée

En 2021, trop de jeunes n’ont pas encore les moyens de s’équiper d’un matériel et de logiciels adaptés à leurs études et parfois, c’est carrément l’accès à internet qui fait défaut. Les périodes de confinement ont révélé l’ampleur de la fracture numérique. Chaque jeune doit pouvoir disposer d’un ordinateur personnel et la Région doit en équiper gratuitement toux ceux qui n’en ont pas les moyens. Il faut aussi veiller à l’accélération de la couverture numérique des territoires (voir texte aménagement du territoire). 

Mais nous combattrons la surenchère dans la consommation de matériel numérique et  soutiendrons les projets de récupération et de recyclage des ordinateurs par les usagers eux-mêmes : pour les jeunes, par les jeunes. Dans ce cadre, il nous semble être de l’intérêt de tous que de porter les projets de partage de connaissances et de compétences numériques intergénérationnel et entre pairs : développer des tiers-lieux numériques contribuera à la rencontre et au développement des projets.


LA JEUNESSE EST NOTRE AVENIR

Les urgences sociales, culturelles, économiques et écologiques actuelles trouveront une bonne part de leur résolution dans l’éducation et la formation en pariant sur le plus haut niveau possible pour chaque jeune. Le dérèglement climatique qui a commencé, l’urgence d’élaborer des solutions collectives et solidaires, la crise sanitaire économique en cours ne trouveront d’issu sans l’implication des jeunes actuels. Investir dans leur formation et leur éducation, c’est investir dans l’avenir.

Il est de la responsabilité du Conseil régional de lutter contre l’aggravation des inégalités qui affectent toute une partie de la jeunesse et qui menacent la cohésion sociale et le « vivre ensemble ». Il est de sa responsabilité, pour bifurquer vers un avenir commun désirable, plus solidaire et soutenable, d’entreprendre un grand chantier démocratique en sollicitant tous les acteurs, à commencer par la jeunesse.