Bifurcation énergétique

Élections régionales20 et 27 juin 2021

sobriété, efficacité énergétique, énergies renouvelables, séquestration carbone

Au niveau national, la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) a formulé des propositions destinées à changer en profondeur nos modes de production et de consommation afin de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 à l’échelle de la France. La loi Climat & Résilience en cours d’adoption ne sera pas du tout à la hauteur des enjeux. Le nouveau mandat régional courra jusqu’en 2027, et les Régions étant les “chefs de file sur le climat et l’énergie” (Haut Conseil pour le Climat), les candidat·es en tant que futur·es élu·es portent une responsabilité très grande pour prendre des mesures à la hauteur de l’enjeu et espérer respecter cet objectif.

La liste “On est là !” porte une vision de l’énergie comme bien commun, qui ne peut être accaparé par quelques-uns ni être l’objet de spéculation. C’est pourquoi les candidat·es de notre liste se battent pour la création au niveau national d’un pôle public unifié et intégré de l’énergie pour gérer ce bien commun, et leur opposition totale au projet Hercule de démantèlement du service public de l’énergie.

Les effets du changement climatique se font d’ores et déjà sentir en France et en Nouvelle-Aquitaine avec par exemple des dégâts déjà perceptibles sur l’agriculture. La communauté scientifique nous alerte sur les conséquences désastreuses à venir si rien n’est fait : élévation de la température moyenne de +4°C dans la région à la fin du siècle, ce qui signifie une multiplication des évènements extrêmes tels que les sécheresses, les canicules avec quatre mois de grandes chaleurs par an au lieu de deux.

L’objectif national de réduction de 40% des GES à horizon 2030 est le minimum nécessaire pour réguler le dérèglement climatique. Il demandera rigueur, adhésion populaire et surtout courage politique. Une chose est sûre, cet objectif ne pourra jamais être tenu avec les politiques menées par le gouvernement Macron. La bifurcation nécessaire est vertueuse : elle permettra d’améliorer le cadre de vie en Nouvelle-Aquitaine, de développer sa résilience et créera des emplois stables, qualifiés et non-délocalisables. Elle commence par une exemplarité de la Région dans ses commandes publiques et son fonctionnement.

En Nouvelle-Aquitaine, les émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent de plusieurs secteurs : en premier les transports de marchandises et déplacements de personnes, puis l’agriculture, le secteur du bâtiment et l’industrie. En 2018, la région a réduit ses émissions de moins de 10% par rapport à 2010 alors que l’objectif qu’il faudrait atteindre est -45% en 2030 et -75% en 2050. Le chemin à parcourir est de grande ampleur. Il doit être planifié et ne peut pas être confié à la logique capitaliste, ni se satisfaire d’affichage et de beaux discours.

Pour notre liste “On est là !”, les actions qui nous permettront de faire face aux urgences ne s’opposent pas, elles se complètent :


🔴 la sobriété énergétique : faciliter les changements d’usages et d’habitudes pour réduire nos consommations collectives, par exemple développer le vélo et les transports en communs par la gratuité, refuser la 5G ;

🔴 l’efficacité énergétique de nos équipements : consommer moins d’énergie pour le même usage et notamment par l’isolation des logements et l’amélioration technologique ;


🔴 les énergies renouvelables : remplacer la production d’énergie fossile par des énergies renouvelables pour les consommations restantes (solaire, éolien, hydraulique, …) ;

🔴 la séquestration de carbone atmosphérique et l’adaptation aux effets du changement climatique : préserver et réhabiliter les puits de carbone du territoire que sont les forêts, les prairies, les zones humides et réduire l’artificialisation des sols. Il faut également anticiper les conséquences irréversibles des changements climatiques et s’y préparer en développant la résilience de notre territoire.

L’ampleur des actions à mener est telle qu’elles ne pourront pas se faire sans associer les citoyenn·es de la région. L’urgence écologique est aussi sociale et démocratique. La liste On est là ! fera tout pour prendre ses responsabilités en associant la population de notre vaste territoire à ces enjeux historiques.

1. Sobriété

La sobriété est souvent l’oubliée des politiques publiques, puisqu’elle prône une réduction des consommations à l’inverse de la logique capitaliste. L’objectif de sobriété implique de donner aux gens la possibilité concrète de changer de mode de vie. La sobriété choisie permet d’œuvrer individuellement et collectivement pour l’intérêt général, en participant à un projet collectif positif, en obtenant des résultats de réduction des consommations.
Les consommations énergétiques concernent tous les secteurs d’activité et, au-delà, des individus, ce sont tous les autres acteurs de la société qui doivent appliquer ce principe dans leur fonctionnement : les collectifs comme les entreprises notamment, ainsi que la Région. La sobriété se traduit concrètement par de nombreuses mesures :Création d’un pôle régional de la sobriété énergétique. Son rôle sera de piloter et d’accompagner la réduction de nos consommations énergétiques à l’échelle régionale pour chaque secteur de consommation.

Lutte contre le gaspillage de matières premières, alimentaires, énergétiques. Il s’agit d’engager en concertation avec les habitants de la Région et ses acteurs économiques un maximum d’actions pour identifier les postes de consommation d’énergie et de ressources excessifs, faire baisser notre consommation énergétique et rendre possible le remplacement de notre consommation de combustibles fossiles par des énergies renouvelables.

Développement de l’économie circulaire. La sobriété doit se traduire dans nos modes de production et de consommation par le développement de l’économie circulaire, dont le but est d’économiser les matières et l’énergie en minimisant la production de déchets et en utilisant ces derniers comme des ressources pour d’autres filières. Il s’agit de valoriser le réemploi (céder un objet dont on a plus besoin qui va pouvoir être réemployer pour le même usage initial), la réutilisation (réutiliser un objet pour un autre usage que celui initial mais avec de faibles modifications), le recyclage de la matière pour produire de nouveaux objets (récupérer les matières d’un objet pour construire un autre objet), et en dernière solution uniquement la valorisation thermique (brûler pour récupérer de l’énergie). Pour mettre en avant ces différentes pratiques, il faut favoriser l’émergence de ressourceries qui récupèrent ces objets et les redonnent à d’autres personnes par exemple.

Réduction de l’éclairage public afin de limiter la pollution lumineuse et l’énergie dépensée pour éclairer lorsque cela n’est pas nécessaire. Cette mesure sera mise en place avec une attention particulière sur les aspects de sécurité lié à l’éclairage nocturne, et en créant et renforçant des outils de protection comme la dépose de bus entre 2 arrêts après 22h par les cars régionaux.

🔴 Lutte, avec les collectivités du territoire, contre l’incitation à la consommation par la publicité en tout genre qui crée des besoins et n’en satisfait aucun, et contre les affiches ou panneaux numériques véritables gouffres énergétiques.

🔴 Lutte contre des projets nationaux qui ne répondent pas aux besoins des gens, notamment la 5G qui entraîne une surconsommation énergétique d’après le Haut Conseil pour le Climat.

2. Efficacité énergétique

L’efficacité est une démarche différente de celle de la sobriété : elle suppose l’amélioration de la performance énergétique d’une technologie pour baisser la consommation utilisée pour son usage. C’est donc chercher un meilleur rendement pour un même rendu. Il s’agit par exemple de la rénovation énergétique des logements ou de l’amélioration de la performance de nos appareils. Nos propositions pour aller dans ce sens consistent à engager massivement la Région dans la maîtrise de la consommation d’énergie des logements et bâtiments tertiaires. Cela passera par l’élimination de la précarité énergétique et permettra aux particuliers de faire des économies d’énergie : trop de gens n’ont pas les moyens pour se chauffer correctement et trop nombreux sont ceux qui vivent dans des passoires thermiques. La rénovation des logements est un impératif social et écologique, qui souffre d’un manque cruel de volonté politique. La rénovation des logements est également créatrice d’emplois non délocalisables dans notre Région. Il faudra pour cela :


🔴 Produire un plan de rénovation complet de la Région, performant et accessible à tous et qui ne se limite pas à une rénovation partielle mais qui vise le niveau BBC (bâtiments basse consommation) et des rénovations écologiques à partir des techniques de bois-terre-paille (BTP), ainsi que d’autres matériaux écologiques locaux. L’élaboration de ce plan doit être détaillée : conseil, financement et accompagnement technique des rénovations

🔴 Améliorer l’accompagnement des particuliers à l’aide du service public de la performance énergétique de l’habitat qui soit connu de tous les néo-aquitains. Ce guichet unique proposera un véritable accompagnement humain de qualité, indépendant, personnalisé et gratuit aux ménages sur les aides existantes et dans des travaux de rénovation souvent complexes. Il bénéficiera à tous les citoyens et aux ménages les plus fragiles en particulier.

🔴 Conditionner les subventions accordées aux bailleurs sociaux à l’amélioration de la performance énergétique des logements sociaux qu’ils gèrent, et utiliser au moins 20% de l’enveloppe des fonds européens à cette priorité.

🔴 Développer le tiers financement. Ce dispositif permet de financer par un prêt des travaux pour maîtriser les consommations énergétiques pour lequel les remboursements s’adossent sur les économies réalisées. Il permet en outre d’avancer les frais d’investissements des ménages pour la rénovation de leur logement. La Région doit le rendre accessible et intelligible pour qu’il puisse être diffusé car c’est un bon moyen d’accompagner la rénovation dans le secteur privé comme public.

3. Energies renouvelables

D’après le scénario négaWatt, la production d’énergies renouvelables en France peut être multipliée par 4 à l’horizon 2050, pour passer de 10% de la consommation d’énergie à 40%. Ce scénario étant jugé ambitieux, il faudra donc, a minima, réduire de 60% nos consommations actuelles pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Les énergies renouvelables ne sont donc pas des solutions miracles mais une partie de la solution. Leur mise en place n’est pertinente que si elles remplacent notre utilisation actuelle de combustibles fossiles dans une logique de diminution des consommations énergétiques.

Si les énergies renouvelables ne sont développées que dans une logique financière, elles présentent un certain nombre de risques environnementaux, dont l’accroissement de la déforestation et l’artificialisation des sols. On assiste par exemple à une multiplication de projets de méthaniseurs industriels, de méga parcs éoliens (Oléron), de champs photovoltaïques en rasant des forêts (Horizeo à Saucats), portés par des entreprises privées qui profitent d’effets d’aubaine. Pour nous le développement des énergies renouvelables n’est pas compatible avec la logique libérale actuelle. Il est indispensable que ce développement se fasse au sein d’un service public de l’énergie unifié. Le projet Hercule, que nous refusons, privatise le secteur des énergies renouvelables (actuellement rentable) et laisse au service public l’entretien du réseau et du parc nucléaire vieillissant (déficitaire).

🔴 Au niveau national, l’existence d’un service public unifié et intégré de l’énergie permet, par la péréquation, un même tarif de l’énergie pour tous.

🔴 Au niveau régional, nous souhaitons développer au plus vite des projets d’énergies renouvelables vertueux et locaux, sur notre territoire, qui ne détruisent pas la biodiversité et l’environnement. Une attention particulière sera donc portée sur le type de structure menant ces projets pour garantir une gestion qui va dans le sens de l’intérêt général. L’enveloppe du fonds européen FEDER, utilisée aujourd’hui pour soutenir l’initiative privée et lucrative, doit être réorientée vers ce type de projet que nous défendons. De plus, les énergies renouvelables peuvent créer des emplois non délocalisables sur les territoires et dynamiser la démocratie locale. 


Les candidat·es régionaux de la liste On Est Là ! proposent :

🔴 La planification écologique pour atteindre l’objectif de 100% d’énergies renouvelables en 2050 avec pour étape 50% en 2030 ;

🔴 Une réflexion démocratique sur la gestion de l’intermittence de certaines sources d’énergie renouvelable et les éventuels systèmes de stockage à développer dans le respect de critères partagés (STEP, hydrogène) ;

🔴 Un accompagnement humain et financier (tiers-financement, etc) des projets vertueux et locaux, qui ne détruisent pas la biodiversité et l’environnement ;

🔴 De soutenir uniquement les projets de panneaux photovoltaïques et thermiques placés sur les toits des logements ou des bâtiments industriels et commerciaux pour limiter l’artificialisation des sols. Nos élu·es s’opposeront à tout projet artificialisant les surfaces agricoles ou les forêts ;

🔴 De favoriser la méthanisation lorsqu’elle est mise en place à l’échelle locale et à taille humaine et pas les projets de taille industrielle. La méthanisation doit valoriser les déchets verts locaux (débris de végétaux agricoles, déchets des cantines…) et les circuits courts de distribution du biogaz produit, et non susciter la création de cultures énergétiques dédiées qui rentrent alors en concurrence avec la production de nourriture pour les hommes et les animaux ;

🔴 D’être vigilants à l’implantation des parcs d’éoliennes qui ne doivent pas provoquer de nuisances sonores pour les habitants, ne peuvent défigurer des zones Natura 2000 ou se situer dans les corridors de migration des oiseaux migrateurs par exemple ;

🔴 De développer la filière hydrogène à partir d’énergies renouvelables uniquement et pour une utilisation spécifique (par exemple comme une solution à l’intermittence des énergies renouvelables ou pour les transports lourds). Nos élu·es refuseront la production d’hydrogène à partir de combustibles fossiles, majoritaire aujourd’hui, et sa production adossée à la poursuite de l’énergie nucléaire ;

🔴 Un plan régional pour avoir 100% des toitures des logements utilisables équipées en panneaux solaires d’ici 2027, la fin du mandat ;

🔴 D’utiliser de façon rationnelle la ressource en bois-énergie, certes renouvelable, mais exposée aux dérives de la logique capitaliste : coupes rases, utilisation de pesticides et d‘outils mécaniques destructeurs de la biodiversité ;

🔴 L’exemplarité de la Région pour son patrimoine : une généralisation des toitures photovoltaïques, la rénovation des chaufferies, le raccordement à un réseau de chaleur renouvelable, et la fourniture en électricité et en biogaz des bâtiments et des véhicules de la Région ;

🔴 De poursuivre le développement de l’hydroélectricité qui est la première énergie renouvelable de la région grâce à nos barrages (environ 100 grands et 350 plus petits) essentiellement situés dans la vallée de la Dordogne et celle d’Ossau. C’est un atout pour assurer la bifurcation énergétique car l’énergie hydraulique est la seule renouvelable suffisamment développée qui puisse être stockée. C’est pourquoi nous sommes opposés à leur privatisation. Nous devons aussi assurer la continuité écologique des cours d’eau sur lesquels se trouvent ces turbines (échelles à poissons, …).

Nous rappelons que l’énergie nucléaire ne fait pas partie des énergies renouvelables puisqu’elle utilise un combustible non renouvelable que nous importons d’Afrique à travers un commerce qui n’a rien d’équitable. Elle ne sait pas gérer ses déchets et n’est donc pas durable. Elle est dangereuse et nous ne sommes pas à l’abri d’un grave accident dans la région.
La centrale du bayais en Gironde a 40 ans cette année. Sa production annuelle représente 109% de la consommation régionale. Une catastrophe nucléaire a été évitée de peu lors de la tempête de 99 et ce genre d’évènements est amené à se reproduire de plus en plus souvent. De plus, la centrale est refroidie avec l’eau de l’estuaire (qu’elle réchauffe) et tue des tonnes de poissons par an.
La centrale de Civaux (86) est refroidie avec l’eau de la Vienne. La centrale ne devrait pas la réchauffer de plus de 2°C mais ce seuil est de plus en plus difficile à respecter à cause de la diminution du débit d’eau. Nous sommes pour le démantèlement planifié de ces deux centrales nucléaires.

Nous souhaitons favoriser la production locale d’énergie, ce qui nécessite des interconnexions électriques. En revanche, utiliser ces lignes pour exporter de l’énergie nucléaire et importer des énergies renouvelables n’est pas envisageable puisque nous défendons une autonomie énergétique sur notre territoire. En ce sens, nous nous opposons au projet de RTE (Réseau de Transport d’Électricité) d’interconnexion électrique (lignes Très Haute Tension – THT) par le Golfe de Gascogne en fait un outil pour participer à la spéculation sur le prix de l’électricité.

4. Séquestration carbone et l’adaptation au changement climatique

La lutte contre le changement climatique doit marcher sur ses deux jambes, à savoir la réduction la plus forte et rapide possible des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que la séquestration du carbone atmosphérique, par exemple grâce à la capture de carbone réalisée par les forêts.
Dans le domaine de la séquestration, la priorité doit être donnée aux méthodes respectueuses des cycles naturels et qui utilisent leurs propriétés de séquestration, plutôt qu’aux solutions technologiques de captage encore immatures qui suscitent en l’état plus de problèmes que de bénéfices environnementaux tout en posant des questions de durabilité face aux enjeux des ressources rares. Nous mènerons deux types d’actions : celles qui visent à préserver les milieux et écosystèmes qui sont des puits de carbone, et celles qui visent à les développer. Dans tous les cas, la Région a son rôle à jouer. 

Nos élu·es soutiendront :


🔴 La valorisation et l’exploitation durable des forêts de la région ainsi que la reforestation du territoire


🔴 La planification du développement de l’agroécologie sans intrant chimique comme détaillée dans la thématique agriculture et aménagement du territoire

🔴 La sanctuarisation des zones humides existantes, et la remise en eau des anciennes


🔴 La préservation de l’océan avec notamment l’arrêt de la surpêche qui perturbe ses écosystèmes séquestrateurs de carbone (cf la thématique agriculture & aménagement du territoire du programme).

Les effets du dérèglement climatiques sont déjà bien sensibles, et même en agissant pour sa régulation de façon rapide il faudra composer avec ses impacts sur nos territoires : fortes chaleurs, sécheresses répétées, violentes intempéries et autres évènements météorologiques extrêmes qui vont s’amplifier. Il y a donc également urgence à s’adapter à ces dérèglements. 

Conclusion

La Région doit faire de la question climatique un axe prioritaire de l’action publique régionale, et donc doit l’intégrer à tous les documents de planification et au plan de relance de l’économie suite à la pandémie de coronavirus. Cela doit se faire en intégrant tous les acteurs du territoire concernés, des collectivités infrarégionales (élu·es et techniciens) aux acteurs économiques en passant par les citoyens, syndicats et associations. 

La bifurcation écologique doit s’appuyer sur l’éducation, la formation, et la réduction des inégalités. Elle doit devenir un levier pour la création d’emplois régionaux. Elle doit s’affranchir des logiques financières incompatibles avec les urgences écologiques et mettre la démocratie au cœur de sa stratégie.

Une meilleure répartition des richesses produites devient alors essentielle pour permettre à chacun de pouvoir consommer bio et local, utiliser de l’énergie verte et locale, passer à un mode de transport plus doux, etc.

La bifurcation énergétique, c’est maintenant ou jamais, alors ON EST LÀ !


Sources :

Augmentation de températures et journées de grandes chaleurs : Météo France, Outil ClimatHD à partir des données du GIEC, http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/climathd Scénarios du GIEC.